mercredi 26 janvier 2011

Alfred Hitchcock


Je suppose que ce cinéaste n'a pas besoin de présentation. Enfin... sauf si vous provenez d'une autre planète - sans cinéma, sans internet, sans revue et sans le câble! Dans ce cas, je ne peux pas faire grand chose pour vous, sauf peut-être vous conseillez de lire ce qui suit (subtile, non? ^^).

Parfois surnommé le maître incontesté du suspense, Alfred Hitchcock (1899 à 1980) fut l'un des premiers cinéastes à considérer ses films comme étant des oeuvres d'art. Il réalisa 53 longs-métrages selon son style propre, dit hitchcockien, toujours selon les mêmes formules.

Le MacGuffin est une technique consistant à utiliser un élément comme initialisateur du film, mais qui s'avère 
postiche et sans grand intérêt au final (l'argent volé dans Psycho, les inséparables dans The Birds...).

Le Caméo


Hitchcock faisait des apparitions fugaces dans ses films, dans une espèce de signature symbolique de son cinéma.





La Blonde

Cela saute aux yeux lorsque l'on regarde ses films. Hitchcock prenait un sadique plaisir à utiliser de belles femmes blondes et froides, et à les détruire.
Les escaliers se présentent comme étant le lieu hitchcockien où la tension monte, où le temps ralentit et où l'espace se tord.

La poursuite.

Pour les curieux, sa filmographie.

J'ai décidé de faire ce mini-article sur Hitchcock afin de vous mettre dans l'ambiance des futurs billets sur ses films.

mardi 25 janvier 2011

Some Like It Hot ! - par Billy Wilder


Titre : Some like it hot! / Certains l'aiment chaud!
Réalisé par Billy Wilder
Avec Tony Curtis, Jack Lemmon, Marylin Monroe
Année : 1959

Résumé
Chicago, 1929.
Joe (Curtis) et Jerry (Lemmon), respectivement saxophoniste et contrebassiste,  sont deux musiciens au chômage qui se retrouvent au mauvais endroit au mauvais moment : il assiste à une tuerie entre deux bandes rivales de la mafia. Afin d'échapper aux représailles, ils décident de se travestir, et deviennent Joséphine et Daphné. Ils rejoignent la troupe Sweet Sue and her society syncopators qui possède deux avantages leur permettant de se cacher des mafiosi : elle plie bagage pour donner un concert en Floride, et elle se compose uniquement de femmes. Joe et Jerry pensent aisni pouvoir faire profil bas durant quelque temps. Mais ils se fourvoient : Joe, sous les traits de Joséphine, rencontre la séduisante Sugar Kane (Monroe) qui lui avoue amicalement avoir un faible pour les saxo ténors ; et Jerry, vêtue de sa robe, tombe dans l'oeil du millionnaire Osgood Fielding (Joe E. Brown)...


Considérée comme l'une des meilleures comédies de tous les temps, le colosse du cinéma Some Like It Hot a bien vieilli. En effet, ce film déclenche autant de rire que jadis sur son passage. La première fois que je l'ai vu, parmi une vingtaine de personnes, tout le monde riait. La fille à côté de moi, aux larmes dans le passage de la nuit dans le train!
Si la morale de ce film est que « personne n'est parfait », on peut dire sans trop risquer de se faire lancer des tomates avariées que Some like it hot l'est presque! On y retrouve tous les ingrédients d'une bonne comédie : des situations absurdes, de la sexualité, de l'action, du jazz, et, surtout, d'excellents acteurs. Si vous lisez les fiches techniques que je vous propose, vous vous êtes sûrement aperçu de la présence des noms de Tony Curtis, Jack Lemmon et Marylin Monroe, trois grands du cinéma de comédie. Ce film marque en effet la première collaboration entre Curtis et Lemmon, et reste notoire pour la présence marquante de la plus célèbre des sex-symbol.
Il est difficle de parler d'un film dont tout a déjà été dit à son sujet. Et je n'ai pas la prétention d'apporter autre chose que l'envie de le visionner ou revisionner (du moins je l'espère), alors je vous réfère à ce site où se trouve une critique assez intéressante et détaillée du film et de son tournage. Puisque je l'aime bien, je la conseille aux curieux. ^^

dimanche 23 janvier 2011

True Grit - par Ethan et Joel Coen

Titre en français : Le vrai courage
Réalisé et écrit par : Joel Coen et Ethan Coen
Avec : Hailee Steinfeld, Jeff Bridges, Matt Damon, Josh Brolin...
Date de sortie (Québec) : 22 février 2011
Synopsis (Source)
Mattie Ross (Hailee Steinfeld), quatorze ans, est déterminée à rendre justice à son père, tué de sang-froid par le lâche Tom Chaney (Josh Brolin). Elle engage Rooster Cogburn (Jeff Bridges), un Marshall alcoolique réputé pour avoir la gâchette facile, et décide de l’accompagner (malgré ses réticences) à la poursuite de Chaney. Ils devront traquer le criminel jusqu’en territoire Indien, et le trouver avant LaBoeuf (Matt Damon), un Ranger également à sa recherche pour un meurtre commis au Texas.







Je reviens du cinéma (oui oui, je sais, c'est un luxe dans ce pays, mais que veut-on, chacun ses passions!) où je suis allée voir le petit dernier du réalisateur à deux têtes : Le vrai courage. Ma « critique » est donc écrite à chaud, vous l'aurez compris, je ne l'ai visionné qu'une seule fois. Je précise que je n'ai pas vu la version de 1969 avec John Wayne ni lu le roman sur lequel le film se base.

True Grit est un western. Dans la veine des bons westerns, ceux qui ont contribué à l'établissement du cinéma américain. Déjà, pour moi qui suis fan de ce genre, ça commence avec un excellent point sur le tableau d'honneur. Sans compter que les frères Coen revisitent le genre, en jouant avec les clichés. Ainsi, on présente de vieux cowboys éprouvant un malaise à se frayer un chemin dans les sillons de la société. Malaise qu'ils comblent avec du vieux whisky. Mais le stéréotype se surpasse lui-même : ces personnages colorés exposent toute leur folie et leur désespoir, leur courage (le vrai courage) et leur cran (« true grit » pourrait se traduire par « vrai cran ») devant un jeu de réalisation tout empreint de la distorsion coénienne typique. Oui, ici, c'est une fillette de quatorze ans qui mène les deux loups dans leur mission, à travers non pas un désert immense, mais une plaine couverte d'une mince couche de neige. Ici, la violence n'est qu'un accessoire permettant de surprendre le spectateur (n'est-ce pas la plus grande force des deux frères cinéastes, cette capacité de surprendre sans cesse?). Et pourquoi pas? Après tout, pas un seul des personnages n'est pacifiste. La vengeance ou l'appât du gain les motivent, ils ne sont pas hypocrites, même pas envers les spectateurs. Mais ce qui fait la grande force de ce long-métrage, c'est le dialogue d'une pureté coénienne. Déconcertants, surprenants, absurdes, sadiques, les mots sont tirés comme une balle sur une galette de maïs. On retrouve donc le style des frères derrière chaque phrase, des phrases qui n'ont rien à voir avec les bavardages vides de sens trop souvent proposés au cinéma. Les dialogues sont donc porteurs d'intelligence, devenant même le principal intérêt du film, avec le jeu des acteurs.

Parlons-en de ces interprétations. True Grit n'a hélas que deux acteurs valables à proposer : Jeff Bridges et Hailee Steinfeld. Monsieur Bridges incarne un personnage ressemblant un peu à ce Duc (The Big Lebowski), mais tant que ça en fait. C'est peut-être d'ailleurs une des déceptions du film : avoir Jeff Bridges dans un film de Joel et Ethan Coen n'implique pas nécessairement un Big Lebowski 2, que nous attendions peut-être tous un peu, insconsciemment. Mais il faut savoir faire le deuil de ses fantasmes cinématographiques. Jeff Bridges joue un cowboys juste, mais violent, courageux, mais bon à rien dans sa vie privée. Un peu de ce Duc, donc, mais aussi, un peu de tous ces désaxés de la colonisation américaine qui n'arrivaient pas à s'intégrer aux moeurs et aux lois de la nouvelle société. Hailee Steinfeld quant à elle interprète à merveille ce rôle d'une fille-femme autoritaire et contrôlante, mais si fragile en même temps. Bon, il faut dire que ce ne sont pas la sensibilité ni les débordements d'émotions qui étouffent ce personnage au visage quasi sans expression. Est-ce volontaire? Probablement. Peut-être à la façon d'une carapace pour se protéger de la perte de son père. Il sera bon de garder un oeil sur les rôles futurs de cette petite dame. Je ne parlerai même pas des autres acteurs, surtout pas de Matt Damon, qui jouent tous à côté de leurs pompes... Disons pour faire court qu'ils gâchent le sens de True Grit : un film d'acteurs, et non pas d'action.

Ensuite, glissons quelques mots sur la musique et les couleurs du film. Que dire s'ils sont parfaits dans leur genre, c'est-à-dire qu'ils correpondent au style « coen » ? À noter que Le vrai courage possède même un peu plus de teintes de couleurs que le reste de la filmographie des réalisateurs.

Par contre, et là, vous m'en voyez navrée, le film est aussi une grosse déception! Pourquoi? Parce qu'il manque ce petit quelque chose que j'attendais tout au long de l'histoire! Une histoire qui s'est révélée superficielle. Pourquoi avoir choisi de réinterpréter un film qui ne fut jamais un classique du western, mais une oeuvre populaire qui, à en croire l'histoire du cinéma, n'a jamais rien transcendé ni rien apporté de neuf? On se le demande. Peut-être pour faire revivre ce récit en revenant aux sources, c'est-à-dire plus près du roman original? Et donc, pour lui donner une deuxième chance? Si c'est le cas, ce fut légèrement raté, puisque hormis les dialogues riches, le scénario manque de profondeur. Je suis restée sur ma faim, attendant LE grand événement qui rendrait ce film mémorable. Mais cet événement fut absent du film, ne laissant la place qu'à un scénario au rythme inégal. Je pense que le film manquait de folies. Après tout, nous sommes habitués à plus de la part des deux frères Coen. Nous savons qu'ils en ont la capacité et le talent (et même le budget!). Mais cette grande intelligence artistique, ils ne l'ont pas exploitée. Et c'est dommage. À la lecture d'autres critiques sur la toile, je me suis aperçue que je ne fus pas la seule à ressentir ce manque, ce petit je-ne-sais-quoi pour reprendre une expression française, qui aurait fait de True Grit le film marquant le retour du western. Et c'est vraiment dommage, vraiment... surtout si l'on compare à leur précédente oeuvre, A Serious Man, qui est, je le dis de manière simple, un grand film.

Bref, Le vrai courage n'est pas à la hauteur des attentes, mais comporte néanmoins de nombreux points positifs qui le classe tout de même dans la catégorie des films à voir. J'ai même réussi à initier une amie au genre western grâce à ce film, donc rien n'est perdu. Mais il faut avoir à l'esprit que Joel et Ethan ne se sont pas surpassés pour cette oeuvre, ratant par le fait même l'occasion de faire un autre grand film. Peut-être se réservent-t-ils pour le prochain? Je croise les doigts en attendant.

mardi 11 janvier 2011

Le sexe des étoiles - de Monique Proulx

Le sexe des étoiles de Monique Proulx,
Québec Amérique, Montréal, Collection QA compact, 2009,
Édition originale publiée en 1987 dans la Collection Littérature d'Amérique

Je vais inaugurer la section littérature de ce blogue en parlant d'un roman qui m'a fait passer une nuit blanche  de lecture avant-hier, tant il m'a captivé. Et croyez-moi, ce genre de chose ne se produit quasiment jamais, moi qui aime lire mes livres avec lenteur et réflexion. Mais la passion d'un bon récit l'a emporté ici sur l'habitude.

Le sexe des étoiles de Monique Proulx montre l'influence de Marie-Pierre, une transsexuelle, sur l'existence de trois personnes qu'elle côtoie : une fillette surdouée passionnée d'astronomie, un écrivain autant en panne sexuelle que d'inspiration et une recherchiste désabusée par les hommes.

Lors du tout début de la lecture, je n'étais pas sûre d'aimer. Ces premières pages me semblent être les moins parlantes du roman. Les plus froides et méprisables. Mais ensuite,  le style talentueux de l'auteure m'a impressionné, ses mots faisant naître en moi des images à la fois oniriques et réalistes, à la fois teintées de malaise et de compassion. Oui, malaise et compassion envers ces quatre personnages qui s'affirment au fil du récit de leurs existences. Des existences au départ vides de sens, mais bientôt, remplis de projets de vie, et ce, grâce à la fascination exercée par Marie-Pierre sur leurs esprits désespérés. Ils auront droit chacun à une voix et à une voie au sein du roman.

Oui, j'ai adoré ce roman, lui trouvant très peu de défauts (et même ses défauts ont du charme), fait rare chez moi. Je me promets de lire d'autres livres de Monique Proulx, dès que je réussis à mettre la main sur une de ses œuvres.

Je n'en dis pas plus, je préfère laisser la curiosité éveiller votre intérêt.

samedi 8 janvier 2011

O Brother, Where Are Thou - par Ethan et Joel Coen

 

















Fiche Technique
Réalisation : Joel Coen
Scénario : Joel et Ethan Coen, inspiré par L'Odyssée d'Homère
Distribution : George Clooney, John Turturro, Tim Blake Nelson, John Goodman. 
Production : Touchstone Pictures
Année de sortie : 2000
La bande-annonce

Ce huitième film des frères Coen, une comédie comme il s'en fait peu. Si si, ce n'est pas qu'une façon de parler : O' Brother est un road movie à la frontière de la comédie musicale, inspiré par l'imposant Homère et son Odyssée, avec des thèmes comme le bagne, le racisme (le Ku Klux Klan), la religion, la liberté, le tout avec un ton très léger et simple. Oui, une bonne soupe pourtant différente des habituels potages coéniens, où le sarcasme et la noirceur de l'existence humaine ont fait la renommé cinématographique des deux frères. Mais le style de Joel et Ethan est encore présent dans ce film où rien ne peut être pris au sérieux tant tout est absurde, où tous les personnages sont soumis à la cruauté du récit.

La musique constitue en elle-même un des prinicipaux intérêts du film, reflétant à la perfection l'esprit « sud profond de la Dépression » du film, mais surtout, permettant ce ton si léger.
La couleur est aussi assez particulière : fade, quasi absente. Un filtre estompe les couleurs, jusqu'à ce jaune/vert pâle caractéristique que l'on retrouve partout dans O'Brother. Je trouve que cela donne un air défraîchit qui correspond bien à l'histoire, et à l'époque du récit.
La marque coénienne du film est donc autant présente dans cette comédie que dans un film noir, que ce soit par l'esthétisme visuel et sonore du film, le travail remarquable des acteurs, ou les thèmes sensibles abordés avec humour tout au long de l'intrigue. Ce qui en fait, comme je le disais, une comédie comme on en voit peu.

Quelques extraits

La chanson thème du film, I Am A Man Of Constant Sorrow
Et non! Georges Clooney ne chante pas vraiment! Il fut doublé, car sa voix ne rendait pas de bons résultats.

La rencontre avec les trois « sirènes » (en anglais sans sous-titre, vous m'en voyez navré, c'est les joies de youtube...)
http://www.youtube.com/watch?v=ODlmEjZ8UFA

mercredi 5 janvier 2011

The Shawshank Redemption - par Frank Darabont

Réalisation : Frank Darabont
Scénario : Frank Darabont, d'après une nouvelle de Stephen King, Rita Hayworth and Shawshank Redemption.
Production : Niki Marvin, Liz Glotzer et David V. Lester
Avec : Tim Robbins, Morgan Freeman
Sortie : 1994

Résumé
En 1947, Andy Dufresne, un jeune banquier, subit une double peine d'emprisonnement à perpétuité pour l'homicide cruel de son épouse et de son amant. Au pénitentier de Shawshank, la prison la plus sévère de l'État du Maine, il se lie d'amitié avec Red, un Afro-Américain désabusé et amer, détenu depuis vingt ans.

Réputation
- 7 nominations aux Oscars en 1995, dont celui du meilleur film.
- Le vote des lecteurs du magazine britannique Empire l'a désigné comme étant le meilleur film de tous les temps, lors de la publication du classement des 201 meilleurs films jamais réalisés (numéro 201, mai 2006). [1]
- Il figure en tête du classement des films de l'Internet Movie Database, basé sur des votes du public avec une note de 9,2/10. [2]
- Il est entré lors de la mise à jour de 2007 dans le Top 100 de l'American Film Institute qui l'a classé au 72ème rang dans les «100 meilleurs films de tous les temps». [3]
- Il est classé 16ème sur les 250 meilleurs films de tous les temps sur AlloCiné. [4]

Appréciation
Difficile de ne pas écrire un discours laudatif lorsque l'on est en présence d'un tel monstre du cinéma. Je serai donc brève, en vous disant que lors du tout premier visionnement, j'ai compris séance tenante le pourquoi de la réputation de ce film, sa valeur profonde. C'est un film à voir au moins une fois dans son existence.

samedi 1 janvier 2011

Good Bye Lenin! - par Wolfgang Becker


Un film que trop peu de gens connaissent dans mon petit coin de pays. C'est dommage.
Alors pourquoi ne pas commencer cette nouvelle année par sa présentation?

Une comédie dramatique allemande
Réalisé par Wolfgang Becker
Avec Daniel Brühl, Katrin Sass, Chulpan Khamatova
Sorti en 2003
La bande annonce

Synopsis (AlloCiné)
Alex, un jeune Berlinois de l'Est, apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma à la suite d'un infarctus. Celle-ci a toujours été quelqu'un d'actif, participant avec enthousiasme à l'animation d'une chorale. Les mois passent et le coma continue. La ville se transforme, les voitures occidentales sillonnent les rues, les publicités envahissent les murs. Au bout de huit mois, elle ouvre les yeux dans une ville qu'elle ne peut plus reconnaître. Alex veut absolument lui éviter un choc brutal que son coeur affaibli ne pourrait supporter. Profitant de son alitement, avec l'aide de sa famille et de ses amis, il reconstruit autour d'elle son univers familier, convoque les jeunes chanteurs de la chorale, sollicite l'aide d'un ancien cosmonaute, reconverti en chauffeur de taxi, et s'efforce de faire revivre la RDA dans les 79 m² de l'appartement, remis aux normes socialistes. 

 
Au revoir, Lénine!
On raconte que les gens qui écrivent des « critiques » cinématographiques sur le net cherchent en fait à se repronger dans le plaisir ressenti lors du premier visionnage, voire à le prolonger. Ce film, je l'ai regardé  encore et encore, et le plaisir reste le même à chaque fois. J'ignore si j'écris ceci pour entretenir cet état, mais je sais que le simple fait de le partager ici, avec vous, peut éveiller votre curiosité à ce genre de cinéma. Et pourquoi pas. On est libre de découvrir ce que l'on veut dans la vie, mais on aime aussi parfois se faire conseiller des oeuvres que les autres ont aimées.
Bien sûr, ce Good Bye Lenin! n'est pas exceptionnel. C'est un film simple. Sur un fils qui ferait tout pour sa mère, même lui mentir pour son propre bonheur. Le tout sur un fond historique, celui de la chute du Mur de Berlin et de la Réunification. Un film simple, mais cela fait sa beauté. Un film où il est permis de manger du pop-corn durant le visionnage. Ce ne serait pas un sacrilège. Il se regarde bien entre amis un samedi soir. Il reste même dans la tête durant quelques jours, alors on peut en reparler avec ces mêmes amis. C'est un film simple sur la quête du bonheur, à la fois lourd et léger comme Le fabuleux destin d'Amélie Poulin ou La Grande Séduction. Sans plus, mais c'est déjà beaucoup.